Tu as plein d’idées, plein de projets en tête, tu es curieuse, tu t’intéresses à toutes sortes de sujets, … tu t’imagines dans ta nouvelle vie ayant réalisé tes envies. Tu te sens légère. Puis, tout à coup, une lourdeur. Une angoisse dans la gorge. Des sueurs. Des pensées négatives : « pour qui je me prends ? », « il y a déjà des personnes qui le font et mieux que moi ? », « je ne suis pas assez formée », « et si je me trompe », « comment je vais gagner ma vie », « qu’est-ce qu’ils vont penser de moi?« …. Puis tu abandonnes l’idée, la vision qui te rendait si joyeuse pourtant.

Qu’est-ce qui se passe à l’intérieur de toi ?

Quand tu es dans la phase de conception d’une idée, d’une intention, tu es dans ta tête, au ciel. C’est léger. C’est le monde du rêve. Tout est parfait. Aucune difficulté à l’horizon. Puis, pour réaliser tes idées il va falloir aller dans du « concret », passer à l’action : c’est la Terre. L’énergie est plus dense. C’est le monde des sensations.  Cela va te demander des efforts et de te confronter à des difficultés. Et la fuite est l’une des stratégies pour contourner les obstacles. Connais-tu le mythe de Sisyphe ? Sisyphe est condamné à pousser un énorme rocher jusqu’au sommet d’une montagne dans le royaume des morts. Et le but presque atteint, le rocher roule jusqu’au pied du versant d’où Sisyphe devait le remonter. Il n’a plus qu’à tout recommencer. C’est une attitude que je connais malheureusement bien. On peut aussi appeler cela : « l’auto-sabotage ». C’est difficile de passer du rêve à la réalité car entre la terre et le ciel, le haut et le bas, il y a le milieu ! Et ce milieu est une sorte de « goulot d’étranglement » à franchir pour accoucher de ton projet. Dans ce goulot on trouve tes envies, tes difficultés, tes croyances limitantes et tes émotions. Quand on crée de veilles blessures remontent à la surface et des résistances vont apparaître.

Le processus de création et l’accouchement

Tu peux comparer tout ce processus de création à un accouchement. Avant qu’un petit être humain prenne vie, l’âme a tout un chemin à faire. C’est le parcours d’une énergie légère qui va arriver dans la matière. Je te recommande le livre « Les neuf marches » d’Anne Givaudan et Daniel Meurois qui explique très bien ce processus. Du côté de l’âme ce n’est pas de tout repos cette incarnation. D’ailleurs, on dit qu’en fonction de la manière dont une personne nait cela va influencer sa manière d’être au monde et son propre processus créatif (on peut faire un travail sur les mémoires de sa propre naissance pour décristalliser cela).

Du côté de la mère, c’est pareil, elle vit des bouleversements physiques et psychologiques qui remuent tout son être. La période de gestation ne se fait pas toujours de manière fluide. Loin de là.  Plus la mère s’approche de l’accouchement, plus des peurs profondes peuvent émerger, et elle peut se trouver complètement désarmer pour accoucher. D’ailleurs, la grande majorité des femmes occidentales n’accouchent plus. Elles se font accoucher ! Et cela change tout ! C’est bien dommage car ce moment d’accoucher est une initiation formidable pour ressentir sa puissance et sa capacité à mettre au monde. Et l’intervention des médecins empêchent ce processus et coupe les femmes de leur pouvoir inné. Cela se ressent dans leurs projets aussi. Une femme a besoin d’être soutenue, entourée, guidée pour accoucher. Elle n’a pas besoin d’être assistée et qu’on lui extrait le bébé de son entrejambe (sauf complications… mais là aussi pas de hasard). Elle peut trouver dans les sensations de son corps sa manière d’accoucher. Son corps sait. Or, le corps médical endort les sensations du corps avec la péridurale et allonge systématiquement les femmes sur le dos alors que certaines sentent qu’elles ont envie d’être debout, accroupies, à 4 pattes, ….

Alors comment sortir de cette spirale qui enferme ton élan créateur.

5 clés pour libérer ton élan créateur

1. Prendre soin de ton enfant intérieur

Quand tu es coupée de ta créativité, je pense qu’il est bon de prendre soin de ton enfant intérieur et de lui redonner de l’espace pour jouer et créer en faisant des choses simples : courir, marcher à 4 pattes, peindre avec les doigts, mettre les mains dans la terre en jardinant ou en faisant de la poterie, faire un gâteau …. Observe les enfants jouer et inspire toi d’eux pour reconnecter à cette source enfantine et joyeuse qui va te redonner confiance en tes capacités à matérialiser.

2. Se relier à tes sensations

Te remettre à l’écoute de ton corps, pour sentir ce qui est juste pour toi . Ton corps sait à chaque instant. Il a envie de dormir : dors. Il est courbaturé : masse toi, prend un bain. Il a envie de bouger : danse, marche. Il te montre le chemin à chaque instant. Pour cela, tu as besoin de développer ton écoute : ferme les yeux, ressens, nomme. Des pratiques corporelles comme le yoga, le taï-chi, la danse, peuvent t’aider à te remettre à l’écoute de tes sensations corporelles.

 3. Accueillir tes émotions

Inévitablement face à un projet qui te tient à cœur, vont remonter à la surface des émotions qui vont te booster comme de la joie, de l’enthousiasme, …. mais aussi des émotions plus difficiles à gérer comme de la tristesse, de la peur, de la colère. Elle peuvent rapidement prendre toute la place et te paralyser dans l’action. Il est important d’accueillir ses émotions car elles ont un message pour toi. Et si tu avances tête baissée sans les écouter, elles insisteront plus encore sous d’autres formes : douleurs chroniques, maladie, burn out, dépression, …. Elles sont des précieux indicateurs sur la direction que tu prends, sur ce qu’il est temps d’aller voir pour franchir la prochaine étape qui te rapprochera de toi-même.

Si tu veux aller plus loin sur le sujet des émotions, tu peux lire mon article comment apprivoiser tes émotions et t’en libérer.

4. Prendre conscience de tes croyances limitantes

Tes pensées peuvent déclencher des émotions. D’ailleurs, 92% de tes peurs sont basées sur des peurs non réelles qui viennent de tes pensées. Pour te détacher de ces pensées envahissantes, tu peux apprendre à méditer, ce qui te permettra d’apprendre à observer tes pensées et prendre du recul par rapport aux histoires que tu te racontes. Les observer peut-être aussi une grande source d’angoisse (quand j’étais en dépression, méditer m’était tout simplement impossible). Aussi, il me semble judicieux d’aller regarder de plus près ces pensées et de les « déprogrammer » en quelque sorte.  D’où viennent ces pensées ? d’une mauvaise expérience passée qui te bloque aujourd’hui, d’injonctions que tu as reçu dans ton éducation, de traumatismes qui prennent racines dans des vies plus anciennes. Toutes ces pensées parasites t’empêchent d’accéder à tes ressources et à ton potentiel créatif. Plusieurs méthodes peuvent t’accompagner pour libérer ces croyances : thérapies psycho corporels utilisant l’EFT ou l’EMDR, l’hypnose, la PNL, kinésiologie, access bar, soins énergétiques, art thérapie, dance medecine, ….la palette est large, va vers ce qui t’appelle naturellement.

Dans la nature, quand quelque chose prend vie, ça ne démarre jamais à son plein potentiel.

L’arbre est une jeune pousse avec quelques racines, puis un jeune tronc à l’écorce fine, puis viendrons des racines de plus en plus profondes, des branches, des fleurs, des fruits.

5. La stratégie des petits pas

Quand tu te libères de tes émotions et de tes pensées parasites, l’envie de créer revient mais attention à ne pas aller trop vite non plus car tu peux te décourager ou faire totalement fausse route. Tu peux te mettre à agir sous une autorité extérieure ou intérieure (qui est parfois encore plus tyrannique) qui te fait négliger tes besoins profonds. Rentrer dans l’action mais avec écologie pour toi-même. C’est un subtil équilibre au quotidien mais qui t’évitera de te mener au burn-out.

Pose des actes dans le sens de ton élan t’aide à sortir de tes inconforts car c’est en agissant que tu prendras confiance en toi et que tu apprendras bien mieux que dans les livres. Tu vas peut-être te tromper ! Tant mieux. C’est là que tu vas apprendre le plus sur toi-même et sur ce qui te plait vraiment. Il est donc important que tu puisses dépasser cette peur d’agir et pour cela je t’encourage grandement  à suivre la stratégie des petits pas. Par exemple, si tu veux écrire un livre, cela peut paraître insurmontable, comme une montagne à gravir. Alors je t’encourage à te fixer un objectif simple : écrire une page par jour. Et dans un an, tu auras la matière pour ton livre sans t’en rendre compte. Fixe toi un objectif atteignable chaque jour qui te fait plaisir et qui va dans le sens de ce que tu souhaites créer. On a naturellement tendance à sur-estimer ce qu’on peut faire sur le court terme (ce qui est source de stress), et à sous-estimer ce qu’on peut faire sur le long terme (quand on fait le bilan en fin d’année, on est est souvent agréablement surpris par tout ce que l’on a réalisé). La réalisation se fait dans les petits pas que tu fais chaque jour.

Et surtout, n’oublie jamais que tu es aimée pour ce tu ES avant d’être aimée pour ce que tu FAIS.

Tu peux nous partager ci-dessous tes astuces pour nourrir ton élan créateur ?

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