On peut dire que je suis en crise très régulièrement depuis 10 ans. J’avoue quand je suis vraiment au « fond du trou », j’ai parfois encore ce vieux réflexe : j’aimerais que ça s’arrête ! Pourtant, j’évolue et je commence à intégrer que c’est pour mon évolution et que plus je vais développer ma capacité à accueillir la crise plus je vais avoir la capacité à transformer ce qui m’arrive et grandir derrière (même si on ne voit pas tout de suite le bénéfice …).

Face à la crise

Jusqu’à ma première crise, j’avais l’impression de traverser la vie plutôt bien. Je ne sais pas si tu as vu le film d’animation Vice-Versa, madame Joie c’était moi et je ne voulais absolument pas que les autres émotions prennent les manettes dans ma vie. En réalité, je n’avais pas conscience que je m’étais coupée de toute une partie de mon être et que je me suradaptais en permanence en refoulant ce qui était présent.

Le réflexe conditionné que l’on a, face à la crise, est de résister et se plaindre. Tu cherches un coupable : le boulot, le conjoint, la maladie, ….tu vas tout faire pour « le/la » faire disparaître et pour que la crise s’arrête. Ça peut aussi faire partie de ton évolution de quitter le boulot, le conjoint … encore faut-il comprendre le sens profond de cet acte. Si c’est purement de la « fuite », tu retomberas dans les mêmes travers dans un nouveau boulot ou avec un nouveau conjoint.  Parfois, il faut plusieurs essais pour que la leçon de vie s’intègre 😉

« Les moments de crise crée un redoublement de vie chez les hommes » Chateaubriand

Quand ton regard sur la crise évolue, tu comprends que c’est une magnifique opportunité pour changer quelque chose dans ta vie. En réalité, cette crise n’a qu’un seul effet : déconstruire ce qui t’empêche d’accéder à ton cœur et à ton potentiel ; déloger les croyances limitantes et les blocages émotionnels. Elle provoque une fissure dans ta rationalité et dans ta volonté. Et ta raison n’a plus d’autres choix que de lâcher la pression (dépression).

La crise : voie de transformation

La crise prend différentes formes : burn out, séparation, deuil, dépression, chômage, faillite, maladie,….  Elle met en marche un travail intérieur de destruction, de dissolution pour te confronter à ton ombre. On a tendance à vouloir écarter cette partie là dans notre société. Elle fait pourtant partie du vivant. Dans la nature, ce processus de mort est magnifique car il n’y a pas de résistances ou de luttes face à ce qui EST et à ce qui DOIT ÊTRE. Nous les humains, nous nous accrochons à des situations, des relations, des jobs pourtant moribonds. Pourquoi ? parce que nous nous surprotégeons et nous pensons ainsi conserver une pseudo-sécurité qui en réalité nous déconnecte du vivant. Par nature, la vie circule, la sécurité rigidifie.

Le nénuphar a besoin de s’enraciner dans la boue pour pousser et offrir une magnifique fleur

Quand les feuilles tombent  à l’automne elles se transforment ensuite en un magnifique nutriment pour la terre

Quand la nuit tombe, elle nous permet de nous reposer pour être en forme au prochain lever du soleil

Devenir qui tu es …

La société (éducation, politique, entreprises, media) a tendance à nous vendre un seul modèle: école, boulot en CDI, famille, achat maison, consommation effrénée …. Comment peux-t-on imaginer qu’un seul modèle convienne à tous. Est-ce que dans la nature, il n’y a qu’une seule variété d’arbres, une seule variété de fleurs ? Tu ne peux pas être un chêne si tu es un sapin ! Si tu es un sapin dans le corps d’un chêne : à un moment donné ça craque.  Et plus tu résistes à  ta véritable nature, plus la crise derrière sera forte.

C’est ce qui m’est arrivé lors de ma grossesse (période où le voile psychique est plus fin), j’ai traversé une grosse dépression ante-partum qui m’a fait vivre des angoisses sans précédent. Il était temps de faire un gros nettoyage et de déloger des émotions et des sensations refoulées et stockées dans le corps depuis longtemps.  Le processus devait se faire avant un retour vers moi-même et des aspirations plus en accord avec mon être.

… en rééquilibrant les 4 éléments

Maintenant, je vais te parler de la roue de médecine amérindienne. Nous sommes constitués des 4 éléments : Feu, Air, Terre et Eau. Notre bien être dans la vie vient de l’équilibre entre ces éléments. Quand ils sont en harmonie, ta nature profonde peut s’exprimer pleinement. C’est un véritable numéro de funambule que d’équilibrer ces éléments en soi (je crois qu’on passe notre vie à cela). Néanmoins, j’ai une bonne nouvelle ça s’apprend, on gagne en confort dans sa vie et c’est ce que je pratique dans mes accompagnements ! Pour les équilibrer, il faut déjà prendre conscience qu’ils existent et connaître comment ils vivent à l’intérieur de toi. Si tu n’as pas conscientisé un ou plusieurs éléments, il est fort probable que la crise ne soit pas loin ! Je t’encourage à télécharger mon cahier d’inspiration avec 5 rituels pour te  relier à ta nature avec les 5 éléments (j’ai ajouté l’éther) pour commencer à les apprivoiser.

Je vais prendre en exemple notre société occidentale. On a beaucoup favoriser l’élément Air, qui est un élément masculin qui évoque la croissance, l’élan vers le futur, le dynamisme, l’action, les pensées, les règles, les lois. L’élément Feu,autre élément masculin, est aussi valorisé. Il représente notamment l’apogée, l’expression, le rayonnement et l’engagement. Ces éléments ne sont pas toujours utilisés de la bonne manière ce qui crée des dégâts. Et tu l’auras compris, les 2 éléments féminins, Eau et Terre, ont été écartés depuis des millénaires. Ils sont pourtant essentiels car ils permettent de donner du sens aux actions menées tout en intégrant une dimension de « prendre soin » (de soi, des autres, de la Terre). Les conséquences sur notre planète sont fortement visibles aujourd’hui : on vit un déséquilibre profond. La crise que notre société traverse, comme celle que tu peux traverser à un niveau personnel n’a d’autres objectifs que te remettre en lien avec toi-même à un niveau profond et harmoniser les 4 éléments en toi.

La crise est l’œuvre de l’Amour, l’œuvre de ton âme, l’œuvre de ton cœur sauvage qui t’appelle !

As-tu déjà connu des périodes de crises dans ta vie ? qu’en as-tu retiré ?

Vis-tu une crise aujourd’hui qu’est-ce qu’il te manque pour y faire face ?

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